Dans un univers où la transition après le hockey professionnel est souvent périlleuse, Olivier Fortier fait figure d'exception. Choix de troisième tour des Canadiens en 2007, l'attaquant a vu sa carrière écourtée par des blessures majeures.
Plutôt que de s'acharner, il a fait preuve d'une maturité précoce en retournant aux études en droit dès l'âge de 23 ans, tout en faisant ses premières armes comme recruteur et agent de joueurs.
«J'étais rendu là par la force des choses [...] le jour où je vois que j'étire l'élastique et que je suis en train de perdre l'opportunité de retourner aux études [...] j'ai simplement foncé la tête baissée.»
Aujourd'hui partenaire chez Wasserman Hockey, il utilise son expérience personnelle pour guider la nouvelle génération à travers les embûches du sport professionnel.
Autres sujets abordés
- L'importance académique: Fortier insiste pour que ses joueurs poursuivent leurs études à temps plein, même lors des années de repêchage.
- Évolution des jeunes: les athlètes actuels sont beaucoup plus informés et connectés entre eux, ce qui change la dynamique de négociation.
- La force de Wasserman: le regroupement avec ce géant américain permet d'offrir des ressources colossales (nutrition, psychologie, image) aux talents québécois.
- Relation avec les directeurs généraux: les négociations sont souvent chargées d'émotions et de pression, loin de l'image froide du simple monde des affaires.
- Clause de non-échange: une discussion sur la complexité que ces clauses apportent à la gestion d'une organisation.