En 1968, un forain du Minnesota (É.-U.) exhibe sa toute nouvelle acquisition : un homme préhistorique conservé dans un bloc de glace. L’affaire fait sourire et les curieux ― qui déboursent quelques cents pour voir l’attraction ― sont mitigés. Si la plupart croient à une supercherie, d’autres restent indécis. Après tout, ce ne serait pas la première fois que l’un de ces freak shows présente des aberrations de la nature. Les enfants loups, la femme à barbe, ou l’homme-éléphant n’étaient-ils pas tous des curiosités 100% véritables ? Alors, pourquoi pas un homme préhistorique congelé ? L’affaire prend des dimensions nationales lorsque deux zoologues réputés affirment haut et fort ― après examen ― que l’homme congelé est authentique.
Au printemps de 1879, un autochtone du nom de Ka-Ki-Si-Kutchin ― que les colons surnomment Swift Runner ― rentre au village de Saint-Albert (Alberta). Sa femme, lui et leurs six enfants ont passé l'hiver dans un camp installé plus au nord. Les villageois sont surpris de le voir seul. Lorsqu'ils l'interrogent sur sa famille, Swift Runner répond que l'hiver a été rude ; que ses enfants sont morts de faim et que sa femme s'est suicidée. Son histoire en laisse plus d'un sceptique. Les enquêteurs de la Police des Territoires du Nord-Ouest (l'ancêtre de la GRC) ouvrent une enquête. Les recherches vont mettre à jour une série de crimes épouvantables. Mais est-ce Swift Runner qui a commis ces meurtres ou son dangereux alter ego : le Wendigo ?
En avril 1997, six jeunes du Kentucky prennent la route de La Louisiane. À leur tête se trouve une jeune femme marginale : Natasha Cornett. Elle s’habille de noir, entretient des fantasmes de violence et flirte avec les sciences occultes et le satanisme. Elle se plaît à écrire son nom à l’envers, Ah Satan. Natasha et ses ami(e)s comptent se rendre à La Nouvelle-Orléans, la capitale américaine du vaudou et de la sorcellerie. Un adage dit « que ce n’est pas la destination qui compte, mais le voyage »… et Natasha a bien l’intention de faire ce voyage une « virée en enfer ».
Dans l’univers du paranormal, l’un des phénomènes les plus controversés demeure la possession diabolique. Ce phénomène ne touche pas uniquement les «victimes», mais questionne la réalité de l’enfer et de ses diaboliques locataires. Le Mal peut-il s’incarner dans une entité capable de se substituer à notre volonté ? La littérature regorge d’histoires d’hommes et de femmes qui prétendent avoir été envahis par ces forces obscures. Dans ce balado, Christian Page revisite deux cas de possessions, celui de Barbe Hallé, une adolescente aux premiers temps de la colonie de Québec, au XVIIe siècle, et celui d’Emma Schmidt, en 1928, souvent qualifié de «l’exorcisme le mieux documenté de l’Église catholique».