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Face à la critique, Adonis Stevenson déclare: «J’ai le dos large, les champions sont souvent critiqués»

Face à la critique, Adonis Stevenson déclare: «J’ai le dos large, les champions sont souvent critiqués»
Adonis Stevenson, à droite
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Adonis Stevenson s’est présenté à son point de presse, mercredi matin à Montréal, avec une cinquantaine de minutes de retard, dans le but de promouvoir son prochain combat qui aura finalement lieu à Toronto.

Après les discours d’usage où tout le monde sur le podium se félicite d’avoir pu organiser cet évènement, le temps était finalement venu pour Adonis Stevenson de faire face à la musique et de répondre aux questions des nombreux journalistes qui n’ont pas été tendre à son égard.

Heureusement, Stevenson a été à la hauteur, répondant à plusieurs questions difficiles pendant au moins une bonne vingtaine de minutes.

Flanqué de sa nouvelle conjointe qui hochait de la tête en signe d’approbation à chacune des réponses de son amoureux, Stevenson a répété que le roman-savon qui le suivait depuis presque un an n’en tenait qu’à un seul homme, Al Haymon.

La faute à son agent

À savoir pourquoi il n’avait pas voulu affronter Eleider Alvarez, son aspirant obligatoire depuis des années, alors qu’il en avait fait la promesse après sa dernière victoire, Stevenson a pointé vers son agent.

«C’est Al qui décide. Tant que lui ne me dit pas que c’est réglé, je ne peux pas confirmer. Je n’aurais eu aucun problème à me battre contre Alvarez, je n’ai peur de personne, mais on me dit que ce combat n’aurait pas été assez vendeur. Là, s’il gagne contre Kovalev, ça va valoir la peine dans un combat d’unification.»

Selon Adonis, Alvarez a des chances de battre Kovalev, soulevant quelques faiblesses du Russe, notées lors de ses défaites face à Andre Ward.

Une question d'argent

Pour ce qui est de Toronto, Adonis jure qu’il n’a jamais demandé d’aller se battre là-bas, ce n’est qu’une question monétaire.

«C’est une opportunité financière pour moi. Ils ont tous les sports majeurs là-bas et je suis heureux de pouvoir leur donner aussi de la boxe des ligues majeures. Je ne suis qu’un boxeur, mon travail c’est de me préparer à boxer, peu importe où le combat doit avoir lieu. D’ailleurs, j’ai fortement suggéré à Haymon que mon prochain combat se fasse à Montréal.»

Malheureusement, il est difficile de croire tout ce que nous ont raconté les principaux intéressés lors de ce point presse, étant donné qu’il y a eu plus de mensonges que de vérité qui se sont racontés autour de cette saga qui dure depuis presque un an.

Relations tendues

Durant ce temps, la relation entre le promoteur Yvon Michel et Stevenson s’est érodée. De la parole du patron de GYM, les deux hommes ne se sont pas parlé depuis le mois de septembre dernier.

«C’est vrai, on ne se parle pas souvent. Nous sommes deux hommes occupés. Mais s’il y a quelque chose d’important, il sait qu’il peut me rejoindre, a tenté d’expliquer Stevenson. De toute façon, on passe par Haymon quand on a besoin de se parler.»

Stevenson en a pris pour son rhume sur les médias sociaux dans les dernières années. Son agent reçoit quantité de critiques, mais la majorité du blâme tombe directement sur les épaules du boxeur québécois.

Les amateurs s’en donnent à cœur joie, lui lançant des insultes, en l’injuriant, en se moquant de lui ou simplement pour lui faire part de leur mécontentement en tant qu’amateurs de boxe. Mais Stevenson reste de glace.

«J’ai le dos large. Je me suis fait dire il y a plusieurs années que les champions étaient souvent critiqués. C’est correct. Je fais tout en mon possible pour protéger mes enfants de cela, mais pour le reste, c’est la vie d’un champion.»

Stevenson a d’ailleurs embauché une relationniste qui s’occupera de ses entrevues, ses apparitions publiques et ses implications dans des œuvres caritatives. Il promet que la communication avec les amateurs sera meilleure maintenant.

Le 98,5 a tenté d’interviewer le représentant d’Al Heymon qui était là pour le point de presse, monsieur Lamont Jones. Malheureusement ce dernier n’a pas cru bon tenter de donner aux amateurs de boxe quelques détails sur la saga entourant son patron. Il a préféré ignorer les questions en fuyant les micros placés devant lui, en se faufilant dans la foule.

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