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Star Tours – déjà 30 ans d’aventure

Star Tours – déjà 30 ans d’aventure (c) Lucasfilm Ltd

Aujourd’hui, je vous ramène dans le passé.  Je vous invite à revivre la création d’une aventure époustouflante qui fait rêver des milliers d’amateurs de science-fiction tous les jours dans les parcs Disney à travers le monde.  Je vous entraîne dans les coulisses de la création de Star Tours!

 (c) Lucasfilm Ltd

Source:  (c) Lucasfilm Ltd

La venue de cette attraction hors norme pour Disney à l’époque est une histoire palpitante.  Il faut se rapporter fin des années 70 début des années 80; à l’époque, le studio n’allait pas très bien et les films lancés ne réussissaient pas à concurrencer les productions modernes des autres studios.  Ce fut une période sombre dans l’histoire de Disney.  Un jour, un employé du département créatif, communément appelé Imagineer, Tony Baxter est allé voir Star Wars au cinéma et y est revenu enchanté.  Il s’est mis à rêver de la possibilité de voir naître une attraction du même nom.  Mais le film était distribué par la 20th Century Fox et jamais auparavant on n’avait vu une collaboration entre les studios.  Il approcha Marty Sklar, qui avait été embauché en 1955 par Walt Disney lui-même et qui était à la tête de Walt Disney Imagineering à ce moment-là, et celui-ci lui dit : « C’est une idée un peu épeurante, mais tu devrais quand même en parler à Ron Miller ». Lorsque M. Baxter eut l’opportunité de parler à M. Miller, le président de Disney à l’époque lui répondit : « Pourquoi n’essayons-nous pas de parler du projet à Georges Lucas »?  Ils l’invitèrent donc au vignoble, le Silverado Vineyards, propriété de la famille Disney, pensant que leur amour mutuel pour le vin aiderait.

C’est pendant ce dîner que le projet fut présenté à M. Lucas.  Étant un Disneyphile de la première heure, M. Lucas fut étonné de la proposition au début. Il y avait déjà songé lui-même, mais il avait abandonné l’idée en raison des coûts prohibitifs.  Cependant, s’il y avait une association d’affaires pour construire cette nouvelle attraction, seul Disney pourrait mener à bien le projet.   Mais M. Lucas n’était pas encore prêt à embarquer dans l’aventure.

Les imagineers ont alors commencé à documenter le projet et ont découvert une société à Londres qui se spécialisait dans les simulateurs de vol.  M. Baxter fut alors invité avec Randy Bright à visiter les installations de Rediffusion Simulation. La présentation n’était pas à la hauteur de leurs attentes, mais nos imaginners ont vite vu le potentiel d’un tel simulateur.  L’espace nécessaire auparavant pour loger l’attraction linéaire venait maintenant de disparaître et celle-ci pourrait être abritée dans un bâtiment beaucoup plus petit.  Le développement suivait son cours.

 (c) Disney

Source:  (c) Disney

Pendant ce temps, suite à une tentative ratée d’offre d’achat hostile contre les studios de Disney, Ron Miller a dû quitter l’entreprise.  Voyant l’urgence d’agir, Roy E. Disney, fils du cofondateur Roy O. Disney, nomma deux personnes issues de studios concurrents aux commandes de la haute direction : Michael Eisner des Studios Paramount et Frank Wells de la Warner Bros.

Dès leur arrivée au studio, ils ont fait le tour des départements de l’entreprise afin d’améliorer les maillons faibles.  Rendus au département créatif des parcs d’attractions, ils ont demandé à voir tous les projets en création qui pourraient susciter de l’intérêt.  Le matin du 12 septembre est encore frais à la mémoire de M. Baxter.  M. Eisner qui n’avait pas d’expérience dans le domaine des parcs d’attractions, avait amené avec lui Breck, son fils de 14 ans à l’époque et lui a demandé de donner son opinion sur ce qu’il verrait.  Lors de sa visite, M. Eisner était comme un enfant dans un magasin de jouets!  Tony Baxter avait pris soin de mettre en valeur tous ses projets dont Star Tours et Splash Mountain afin d’impressionner son nouveau patron.

Excellent conteur, Tony a fait vivre l’expérience en mots et en images de ce que seraient ces deux attractions.  Le fils de M. Eisner s’est alors exclamé en disant : « Il faut absolument construire ces attractions papa.  Ce sera un succès. »  Imaginez la réaction de M. Baxter en voyant qu’un adolescent de 14 ans venait de lui donner un coup de pouce afin d’avoir le feu vert à deux de ses créations!

Le dynamique duo qui venait de visiter le département créatif savait que ces attractions prendraient un certain temps à construire.  Cependant, ils voulaient quelque chose de plus rapide pour Disneyland et Walt Disney World.  Ils ont alors donné leur feu vert à Videopolis, un grand amphithéâtre où un film serait projeté avec les vedettes de l’heure. Cette attraction permettrait de joindre les adolescents qui sont généralement plus réfractaires  à visiter les parcs.  Cherchant une tête d’affiche pour leur film, ils ont approché Michael Jackson qui était à son apogée avec Thriller. Grand fan de Disney, il a rapidement accepté l’offre à condition qu’un grand nom du cinéma produise et réalise le projet tel que Georges Lucas ou Steven Spielberg.

Le nouveau et très persuasif patron de Disney a invité Georges Lucas à lui rendre visite et a tenté de le convaincre d’embarquer dans l’aventure.  Avant d’entrer en poste à Disney, M. Eisner avait donné son aval à Raiders of the Lost Ark à la Paramount.  L’enthousiasme de M. Eisner était contagieux et M. Lucas n’a pas pris de temps à donner son accord.  C’était le mariage parfait entre une bonne histoire et la technologie qui était au rendez-vous. En fait, ce rendez-vous a aussi permis de signer l’entente pour Captain EO.  Ce fut le début d’une merveilleuse aventure qui s’est soldé par l’acquisition de Lucas Films par Disney en 2012.

Peu après, les rencontres de production ont débuté entre l’équipe des effets visuels de Georges Lucas, Industrial Light + Magic et celle de Tony Baxter, nommé responsable du projet.  Tom Fitzgerald était un jeune scénariste et un grand fan de l’univers Star Wars.  Il a rapidement été embauché pour écrire le scénario en collaboration avec George Lucas.  Plusieurs scénarios ont été élaborés tels qu’une descente dans les bas fonds de Dagobah.  N’étant pas un film, la séquence ne peut pas entre couper et entremêler d’autres scènes.  Ça se doit d’être d’une seule venue du début à la fin.  Ce fut tout un défi de trouver une histoire permettant  d’y arriver. Au final, ils se sont arrêtés à un vol commercial qui ne se déroule pas comme il faut.  Nos deux robots favoris (R2D2 et C3PO) se sont trouvé un nouvel emploi suite à la victoire de la rébellion sur l’empire et sont maintenant accompagnateurs d’une compagnie de tourisme spatial.  Comme pilote, ils ont créé Rex-24, un robot avec l’humeur d’un marin de Jungle Cruise.

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Dave Carson et Dennis Muren avaient tout un exploit à accomplir, faire une seule séquence de 4 minutes et demie sans aucune coupure.  Il fallait que ce soit tout d’une venue, car on assistait à la scène en tant qu’acteur dans l’aventure. L’équipe d’ILM a approché ce projet de la même façon qu’ils ont approché les trilogies en faisant un story-board précis de l’histoire qui allait se dérouler pour finalement créer un animatique du film pour s’assurer de sa fluidité. 

Il est à noter que même si les effets numériques commençaient à faire leur apparition lors de la création de Star Tours, tous les effets du premier film ont été créés avec des modèles miniatures et des caméras contrôlées par ordinateur.  Ils ont dû également s’ajuster avec les capacités du simulateur. En effet, si on fait plonger les gens de 15 degrés et que le mécanisme est étiré au maximum, il faut trouver une façon dans l’histoire de faire bouger le simulateur afin qu’il puisse reprendre sa position initiale avant d’enclencher un autre mouvement.

L’ouverture officielle de Star Tours a eu lieu le 8 janvier 1987.  Il y avait tellement de monde que Disneyland est resté ouvert 60 heures consécutives afin de permettre à tous ces gens de partir en voyage à bord du Starspeeder 3000.  La version de Tokyo a été inaugurée le 12 juillet 1989, la version floridienne, le 15 décembre 1989 et celle de Paris le 12 avril 1992.  En 2011, c’est la fin d’une époque.  Fini la pellicule pour alimenter l’attraction;  Star Tours prend le virage numérique.

Avec la sortie du nouveau film, Star Wars : The Last Jedi, en décembre dernier, on nous invite vers une nouvelle destination.  De plus, une surprise de taille vous attend à la fin de l’attraction.  C’est la beauté de cette attraction.

Bon voyage!

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