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À l’ère du numérique, notre mémoire est-elle en danger?

À l’ère du numérique, notre mémoire est-elle en danger? pixabay

C’est connu, la mémoire nous joue des tours, mais bon sang, on dirait qu’elle y prend goût de plus en plus! Ou est-ce tout simplement la technologie et les nouveaux moyens de consommation de l’information et du divertissement qui sont en train de changer radicalement notre façon de se souvenir?

Au début, c’était le numéro de téléphone d’un parent ou d’un ami qu’on oubliait parce qu’on préférait le garder en « mémoire rapide » dans la liste de contacts sur notre cellulaire. Puis, on s’est mis à prendre un tas de photos avec nos appareils numériques au lieu de se fier à notre mémoire photographique.

Avec Internet, deux moitiés de cerveau valent mieux qu’un!
Maintenant, le phénomène est encore plus répandu. À l’ère d’Internet, notre mémoire à long terme est devenue beaucoup moins nécessaire. La mémoire de travail prend le dessus, celle qui nous dit entre autres où et comment aller chercher l’information.

On ouvre ici une parenthèse pour parler de la courbe de l’oubli. C’est la théorie selon laquelle les nouvelles connaissances qu’on acquiert disparaissent au fil du temps si le cerveau ne fait pas d’effort pour se les remémorer et les conserver. Les 24 premières heures sont critiques, puis on continue à perdre des bouts dans les jours qui suivent jusqu’à ce qu’il ne reste plus que, eh bien, des restes.

Quatre études publiées sur le site du National Center for Biotechnology aux États-Unis suggèrent que les humains ont tendance à ne pas mémoriser ce qu’ils savent accessible ultérieurement par un autre moyen. Les moteurs de recherche, Wikipédia, YouTube et autres sont devenus une forme principale de mémoire externe, autrement dit un « cerveau de secours » dans lequel nous choisissons d’enregistrer des données ou d’aller puiser des informations sans effort, juste avec quelques mots-clés, au moment opportun. Par exemple, qui a dit un jour « I have a dream »? Pas besoin de s’en rappeler, juste demander à Google! (C’est Martin Luther King, en passant. « Martin qui? Il me semble que ça me dit quelque chose. Attends, je vais vérifier. ») Vous voyez le genre…

Amateurs de Netflix, attention!
Le problème vient également de la surconsommation de mots et d’images, surtout avec les nouvelles en continu, les réseaux sociaux et les services de visionnement en ligne. Prenons l’exemple de Netflix, puisqu’on est nombreux à s’en servir. Des chercheurs de l’Université de Melbourne en Australie ont prouvé qu’on se souvient moins bien des épisodes en les regardant en rafale que semaine après semaine, car on n’a pas le temps de les digérer et de les repasser dans notre tête.

Les producteurs de séries télé ne nous aident pas non plus à pratiquer notre mémoire en nous servant tout cuit dans le bec un petit récapitulatif au début de chaque épisode. Vous savez, « Previously on AMC’s The Walking Dead… »

Bref, si l’on souhaite bien mémoriser ce qu’on lit, entend ou regarde, il faut d’abord laisser du temps entre chaque lecture ou écoute, essayer d’y associer des stimulus (ça peut être un bruit, une émotion, etc.), puis faire l’effort conscient de repenser à ces informations, voire d’en reparler à voix haute pour les assimiler de nouveau. Ce n’est pas comme des fichiers qu’on télécharge intégralement dans notre cerveau… du moins, pas encore!

Le Clan MacLeod

Le Clan MacLeod

avec Valérie Roberts

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