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Essai à long terme de l’Infiniti QX50 2020, partie 1 | Le mystère de la consommation

Essai à long terme de l’Infiniti QX50 2020, partie 1 | Le mystère de la consommationAuto123.com
Infiniti QX50 2020

Auto123 fait l’essai à long terme de l’Infiniti QX50 2020. Aujourd’hui, le premier volet.

En entamant mon périple à bord le VUS compact d’Infiniti, mon premier test en fut un consacré à l’endurance. Comme celle d’un marathonien ou d’un animateur de téléthon. Parce que à peine m’avait-on remis les clefs de l’Infiniti QX50 2020 que je l’ai paqueté de vêtements et de nourriture, de livres et de DVD, sans oublier mon ordinateur de bureau et même une imprimante.

J’ai été soulagé de constater que tout ce barda s’est proprement laissé ranger sur le plancher du hayon et sur les dossiers abaissés de la banquette 60/40 sans même m’obliger à enlever le cache-bagage et donc sans nuire à la visibilité prodiguée par le rétroviseur intérieur.

J’ai voulu chiffrer cette étonnante capacité de chargement. En consultant les spécifications du QX50, j’ai appris que son espace-cargo équivaut à 895 litres lorsqu’on maintient au garde-à-vous les dossiers (et que l’on recule au maximum les places arrière coulissantes – et inclinables svp), une mesure qui gonfle à 1822 litres une fois lesdits dossiers couchés.

Vite comme ça, une comparaison avec trois concurrents nous apprend quoi ? Si on scrute le Lincoln Corsair (de 782 à 1631 litres), le Volvo XC60 (505 et 1432) et le Mercedes-Benz GLC (550 et 1600, moins pour le coupé), on s’aperçoit que la contenance du QX50 surpasse de loin celles de l’élégant trio.

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Infiniti QX50 2020, hayon L'Infiniti QX50 2020, avec les sièges arrière abaissés L'Infiniti QX50 2020, chargé à bloc

Sous la pluie
Le lendemain, ma monture et moi avons amorcé vers midi un trajet de 1330 kilomètres, c’est-à-dire la distance entre mon domicile et l’appartement AirBnb que j’avais réservé à Hackkets Cove, en Nouvelle-Écosse. J’avais prévu depuis belle lurette d’y séjourner un mois afin de bousculer ma routine.

Pandémie ou pas, je n’allais pas changer mes plans.

C’est ce qu’il y a de merveilleux, soit dit en passant, avec un travail à la pige : on peut l’amener partout avec soi. C’est son principal atout, celui qui compense les menues lacunes comme l’absence de revenus réguliers ou de pension de retraite. Des irritants qui s’effacent devant la liberté de mouvement du pigiste, à la condition toutefois de vraiment avoir une âme de pigiste. J’en connais plusieurs qui ont tenté de la découvrir et qui ont jeté la serviette.

J’avais divisé mon voyage en deux étapes, la première se contentant de 484 km, juste assez pour passer la nuit à Notre-Dame-du-Portage. Un village réputé pour sa rue principale qui borde le St-Laurent. Il est rare que les gens qui découvrent pour la première fois cette avenue romantique n’en tombent pas instantanément amoureux.

Mais avant d’en juger moi-même, il m’a fallu me taper cinq heures de conduite sous une pluie constante, bien souvent battante, ma vision et ma progression très souvent entravées par des hordes de camions-remorques qui avaient décidé le même jour d’envahir l’autoroute 20.

Comme baptême de la route au volant de l’Infiniti QX50, on ne pouvait demander mieux !

Infiniti QX50 2020, intérieur Infiniti QX50 2020, système conduite semi-autonome

D’abord une bénédiction…
J’adore tester les programmes de conduite semi-autonome, tous, sans exception. Je n’allais pas me priver avec le système ProPILOT du QX50.

Je l’ai activé très souvent. Sous la pluie ? Surtout sous la pluie ! Même quand j’étais encerclé de mammouths belligérants. Même quand les gerbes d’eau obligeaient les essuie-glaces à travailler à la vitesse d’ailes d’oiseau-mouche. Jamais le système n’a hésité.

Il n’y a pas si longtemps, il suffisait d’un peu de saletés sur les capteurs du radar pour le dérègler. Cette inconsistance s’est amoindrie, du moins tant que gadoue ou verglas ne s’en mêlent pas. Le QX50 semblait savoir mieux que moi où se trouvaient les lignes de la chaussée, même dans les virages détrempés. Je n’avais qu’à laisser trainer une paume sur le boudin, le système exigeant encore que le conducteur touche au volant au bout de quelques secondes sans contact physique.

Bref, sans le ProPILOT, ces cinq heures de conduite auraient été encore plus éprouvantes.

L'Infiniti QX50 2020, sur la route

… puis une interrogation
Au départ, le QX50 est un utilitaire compact de luxe à motricité avant. Nos voisins américains peuvent acheter cette configuration mais pas nous, Infiniti Canada ayant jugé préférable d’équiper de série nos cinq versions disponibles d’une traction intégrale.

En progressant tant bien que mal sous des trombes d’eau sur l’autoroute Jean-Lesage, je me suis dit que c’était une décision corporative qui rencontrait mon assentiment total. Encore plus les mois où ce genre de déluge se transforme en tempête de neige !

Par ailleurs, le QX50 a été le premier véhicule Infiniti à bénéficier d’un petit miracle technologique : l’insertion sous son sexy capot d’un moteur VC-Turbo.

Grosse modo, ça implique que les quatre cylindres turbocompressés voient leur ratio de compression varier (d’où le VC pour « Variable Compression ») de 8 :1 à 14 :1. Pour imiter la boîte CVT elle aussi « variable » (Continuously Variable Transmission) ? Non. Plutôt pour obtenir la puissance d’un 6 mais la consommation d’un 4.

Infiniti QX50 2020, calandre, phare

Les ingénieurs de Nissan disent avoir planché pendant 20 ans sur ce nouvel engin. Pour ma part, j’ai lu plusieurs textes arides décrivant les poudres de perlimpinpin et les incantations qu’ils ont utilisées pour extraire le lapin du chapeau et je confesse que je me gratte encore le ciboulot. Heureusement, des collègues de l’AJAC beaucoup plus ferrés que moi en mécanique ont mieux compris l’exploit réalisé puisqu’ils ont décerné l’an dernier au VC-Turbo le prix de la Meilleure nouvelle technologie verte.

Ce que j’ai bien saisi, par contre, c’est la promesse de Nissan que cette petite merveille, jumelant 268 chevaux et un couple de 280 lb-pi, allait me gratifier d’une consommation de 7,8L aux 100 km sur l’autoroute. Pourtant, aussi bien vous le révéler tout de suite, au terme de mes quelque 1 300 km constitués essentiellement de voies rapides, l’ordinateur de bord m’a annoncé une moyenne de 10 litres. Qui plus est, de carburant à indice d’octane élevé tel que recommandé par le constructeur.

À plusieurs reprises durant le voyage, je me suis assuré que j’avais bien demandé au sélecteur des modes de conduite d’ignorer les programmes Personnel, Sport et Standard pour se concentrer sur Eco.

Infiniti QX50 2020, avant

La seule explication que j’ai pu trouver à date concerne la limite de vitesse indiquée au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse : 110 km/h. Quand j’ai vu ça, bien sûr, j’ai applaudi. Puis j’ai cogité fort : comme nous savons que notre propre limite de 100 km/h au Québec signifie que nous pouvons filer à 118-119 km/h sans coup férir, vous voyez d’ici le genre de calculs savants auxquels je me suis livré pour déterminer ma marge de manœuvre dans les Maritimes. Ce qui pourrait expliquer la relative gourmandise du VC-Turbo. Plus les nombreuses pentes à gravir.

Je vous promets d’autres nouvelles à ce sujet quand j’amènerai le QX50 dans villes et villages. Bref, à suivre…

Infiniti QX50 2020, trois quarts avant Infiniti QX50 2020, profil

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