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Les poules à domicile, craquez-vous pour le concept?

Les poules à domicile, craquez-vous pour le concept?Pixabay

Après les jardins de rue et les ruches urbaines, c’est au tour des poules de faire leur apparition dans certaines cours de résidents de Montréal – une autre étape du nouveau mouvement pour le retour de l’agriculture en ville, une façon de mieux contrôler la provenance de ce qui aboutit dans nos assiettes.

Le projet pilote amorcé l’été dernier dans l’arrondissement Rosemont-Petite-Patrie se poursuit cette année, toujours en partenariat avec le Laboratoire sur l’agriculture urbaine (AU/LAB) de l’UQÀM et l’entreprise POC POC. L’idée est aussi intrigante que controversée. Seriez-vous tenté de faire l’expérience? Croyez-vous que l’élevage de poules peut se faire dans une cohabitation assez harmonieuse avec le voisinage pour être autorisé sur l’ensemble du territoire montréalais?

Une minute, mon coco!

C’est bien beau de vouloir de se rapprocher de la nature et de récolter ses propres œufs, mais il faut préciser comment ça fonctionne et ce que ça implique, parce que tout le monde n’est pas né fermier. La motivation et les bonnes intentions ne suffisent pas!

L’avantage ici, c’est que la réglementation est claire et que le projet est encadré par des spécialistes. Il faut d’abord posséder un terrain clôturé et installer le poulailler (la limite est d’un seul pouvant abriter de 2 à 4 poules) dans une cour latérale qui n'est pas adjacente à la voie publique ou bien dans une cour arrière. Le propriétaire doit assurer en tout temps le bien-être de l'animal (soins appropriés, ramassage des fientes, accès à la nourriture et l’eau, etc.). Les œufs issus de la ponte ne peuvent être vendus et l’abattage des poules est évidemment interdit.

Ah, et ça facilite les choses d’en discuter au préalable avec ses voisins, dans un premier temps pour les sensibiliser et les rassurer (aucun coq n’est permis, donc pas de « cocoricoooo » qui dérange tout le quartier!) et ensuite pour voir s’il y en a qui aimeraient donner un coup de main. Pensez-y, qui s’occupera des poules pendant les vacances?

Les plus belles « chicks » en ville! 

Les véritables intéressés pourront se procurer un poulailler urbain « clé en main » auprès de POC POC pour la somme d’environ 1 100 $ (à une douzaine d'œufs pondus par semaine, c’est clairement plus pour l’expérience que pour une économie au supermarché…). L’entreprise pourra le livrer à domicile en juin au terme de sa campagne de sociofinancement sur la plateforme Indiegogo.

En plus, il y a le kit de démarrage à 150 $ comprenant deux poules ainsi que de la nourriture et de la litière pour une durée de quatre mois. De la litière? Oui, mais apparemment, un nettoyage de 15 minutes par semaine suffit pour éliminer toutes les odeurs. POC POC met également les clients en contact avec un fermier qui non seulement les accompagnera dans l’achat des poules, mais leur fournira aussi des conseils sur les soins. Si l’une semble malade, eh bien, il faudra appeler le vétérinaire.

Précisons en terminant qu’une garantie de 30 jours est offerte et que l’entreprise s'engage à payer les frais de retour en cas d’insatisfaction, car elle ne veut surtout pas que les poules se fassent maltraiter ou abandonner à la SPCA. Et pour le reste de l’année? On dit que les poules rousses s’adaptent très bien aux différentes saisons et que le poulailler est isolé contre le froid.

Bref, les poules à domicile, croyez-vous que ça vaut le coup? Chose certaine, difficile de faire mieux comme alimentation locale!

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