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Vivre avec un Ford F-250 2023 : le bonheur imparfait

Vivre avec un Ford F-250 2023 : le bonheur imparfait
F-250 2023 / Auto123

•    Auto123 met à l’essai le Ford F-250 2023, afin de voir à quoi ressemble le quotidien au volant d’une grosse camionnette du genre.

Analyser un nouveau véhicule comme le Ford F-250 (complètement révisé pour 2023) n’est pas une mince affaire. Il existe presque autant de versions de ce modèle que du plus petit F-150. Mais détrompez-vous, il ne s’agit pas du même véhicule ici. 

Un F-250 est plus gros et surtout plus robuste. On ne peut pas traiter du F-250 comme si l’on parlait d’un F-150. Qui plus est, le F-250 fait partie d’un créneau unique (qui inclut aussi les Chevrolet Silverado et GMC Sierra HD 2500 et le Ram HD 2500) qui n’existe pas ailleurs dans quelque marque que ce soit. Voilà une spécialité des constructeurs américains.

Et dès que l’on parle de F-250 Super Duty, on pense aussi aux F-350 encore plus impressionnants. Toutefois, il faut savoir faire une distinction. Alors que les F-350 sont presque totalement dédiés aux utilisateurs commerciaux ou spécialisés, les F-250 servent pour le travail, mais aussi pour l’utilisation personnelle.

Même dans sa version de base, le Ford F-250 Super Duty impose sa présence.

J’ai demandé à des propriétaires de F-250 comment ils considéraient leur camionnette et ils m’ont surtout dit qu’ils ne s’en passeraient pas. Ce fut le cas pour un de mes voisins qui se sert de son F-250 d’une dizaine d’années pour le déneigement en hiver et l’entretien paysager en été. Il s’en sert aussi pour ses petites courses (et parfois, sa femme qui possède une Mustang préfère se retrouver au volant du F-250 !). Il en va de même pour Keven Beaucage, diplômé en aéronautique et en génie de la construction, aujourd’hui directeur d’école de course. À la question « comment considérait-il son F-250 ? », sa réponse fut spontanée : « Je ne m’en passerais plus… même pour faire de petites courses. »

Un XL STX FX4
Le nouveau F-250 XL (de base) mis à ma disposition affichait une finition STX plus « sportive » avec l’ensemble FX4 pour les excursions hors route. En général, les constructeurs nous confient des modèles haut de gamme, mais j’ai hérité d’un F-250 4X4 à cabine d’équipe avec empattement de 160 pouces. 

Sous son capot se trouvait le nouveau V8 à essence de 6,8 litres qui fait quelque 400 chevaux et 445 lb-pi de couple. Il remplace l’ancien V8 de 6,2 litres. Comme tous les F-250, il est jumelé à une boîte automatique à dix rapports et à la motricité aux quatre roues sur commande (électronique). 

Ironiquement, le crabotage des essieux avant était aussi mécanique (ce qui veut dire que le conducteur doit descendre du camion et enclencher les essieux avant en tournant un bouton au centre du moyeu… ce que je n’avais pas fait depuis mon petit Bronco II de 1985).

Malgré que ce fût une version de base, le tableau de bord du F-250 est très fonctionnel.

Un intérieur accueillant, mais simple
Pour accéder au poste de pilotage, j’ai dû (littéralement) grimper à bord (merci aux marchepieds optionnels). L’intérieur de ce modèle est moins élaboré que celui d’une version King Ranch ou Platinum. En fait, il n’avait même pas de sièges à commandes électriques et d’ailleurs l’habitacle abrite une banquette à trois places à l’avant (avec console amovible au centre dont la tablette supérieure était ajustable). Pas de sièges chauffants non plus, quoiqu’avec sa sellerie en tissu, je n’en ai pas senti le besoin. Un volant chauffant aurait été apprécié, cependant.

Le tableau de bord redessiné de mon véhicule d’essai était semblable à celui des autres modèles Super Duty de cette nouvelle génération, sauf que son instrumentation était moins élaborée. Toutefois, elle m’a semblé suffisamment complète malgré que l’écran central fût un peu plus petit que celui des versions de luxe. 

Cet écran sert non seulement pour la radio, mais aussi pour le système de navigation et les diverses caméras disponibles sur cette camionnette. 

Quelques-unes des commandes principales au tableau de bord d’un F-250.

Parmi les multiples commandes électroniques au tableau de bord, mentionnons celle de la motricité aux quatre roues et surtout celle qui permet au conducteur de reculer avec une remorque attachée et de guider la direction de la camionnette par le bouton rotatif (sans toucher au volant) pour bien diriger la remorque grâce à la caméra de marche arrière. En même temps, et ironiquement, ce F-250 est suffisamment « de base » qu’il faut insérer la clé dans le contact à la planche de bord et la tourner pour mettre le camion en marche. 

Il y a aussi à ce tableau de bord la commande électrique de la lunette arrière. Heureusement que le volant n’héberge pas trop de commandes redondantes. 

Le compartiment arrière est vaste à souhait

Tout cela dit, ce qu’il faut retenir, c’est qu’il y a de la place, beaucoup de place, dans cette cabine. De plus, les fauteuils de la banquette arrière peuvent être relevés pour « cacher » des objets précieux ou demeurer debout pour procurer un espace de chargement protégé des intempéries à l’arrière. 

La caisse du F-250 avec son panneau dont le mécanisme inclut un escabeau amovible.

Et la caisse ?
Le dernier aspect de ce F-250 dont il faut parler est la caisse. Autrefois, une boîte nue dans laquelle on chargeait du matériel ou des objets, celle du pick up moderne est grande et bien aménagée. 

Dans le cas de mon modèle à cabine à quatre portes, elle mesure 6,75 pieds. On peut y accéder par les côtés grâce aux marches intégrées dans les bas de caisse, ou par l’arrière en abaissant le panneau d’accès et emprunter les marches intégrées aux extrémités du pare-chocs, ou encore par le petit escabeau escamotable (optionnel) avec rampe à main qui se déploie du panneau d’accès. 

L’intérieur de la caisse est protégé par un enduit appliqué au plancher et aux côtés où l’on trouve aussi des lampes d’éclairage, des crochets d’arrimage ajustables ainsi qu’une prise de courant. Soulignons que le panneau d’accès est verrouillable. 

Peu importe la remorque, le F-250 en fera son affaire

Conduire le Ford F-250 Super Duty 2023

Clairement, ce F-250 XL est plus un outil de travail qu’un véhicule de promenade. Mais peut-on bien vivre avec cette camionnette comme s’il s’agissait d’un véhicule de promenade ? 

Mettons de côté les quelques gestes acrobatiques nécessaires pour grimper à bord. Outre l’espace disponible, ce que l’on constate une fois au volant de ce Super Duty, c’est la superbe visibilité que procure le grand espace vitré de la cabine. 

Dès que l’on touche à l’accélérateur, on constate que le V8 de 6,8 litres ne se fait pas prier. C’est plutôt impressionnant que ce gros véhicule soit capable de grimper du point mort à 100 km/h en moins de huit secondes. Et ses capacités de reprises sont tout aussi étonnantes lorsqu’on doit dépasser. 

La direction est à la fois douce et relativement précise malgré le fait que ce soit un boîtier de direction à billes qui en assume le travail (les F-150, elles, ont une direction à crémaillère). Notons que la direction du F-250 jouit désormais d’une assistance électrique. 

Le freinage est plutôt puissant, ce qui est rassurant vu la capacité de charge de plus de 4000 livres ou encore de remorquage de plus de 17 000 livres, en plus des 6000 livres du poids du véhicule.

Il est à noter que ce F-250 était équipé de l’option FX4 dont la suspension était raffermie. Il en résulte une portée plus dure et plus sautillante sur pavé inégal. J’ai déjà conduit d’autres F-250 qui étaient un peu plus confortables. Toutefois, pour du travail plus exigeant, cette suspension est tout indiquée. 

Étonnant, sur autoroute, le camion est très silencieux. On n’entend presque pas le moteur ni les bruits de la route. En d’autres mots, pour le caravanage, c’est idéal. Pour les manœuvres de stationnement de l’ensemble camion et remorque, j’ai utilisé la fonction Pro Trailer Backup Assist qui demande un peu de peaufinage, mais qui est efficace.

Avec 160 pouces d’empattement, ce F-250 est long!

Et en ville ?
Là, l’expérience est un peu plus difficile vu l’encombrement du véhicule. Cependant, avec un peu d’expérience, on apprend à apprivoiser les dimensions du F-250 et à calculer ses distances dans la circulation. Pour tourner les coins de rue serrés, on apprend aussi à pointer l’avant du véhicule un peu plus loin avant de bien tourner le volant.

C’est plus pour garer le véhicule que ça devient plus embarrassant. Il ne passe généralement pas dans les stationnements souterrains et attendez-vous à ce que les parcs de stationnement vous chargent pour deux places plutôt qu’une. Mais il y a fort à parier que vous choisirez un plus petit véhicule pour vos déplacements urbains. 

La situation est un peu semblable en condition hors route. Le camion a beau être un FX4, il ne passe pas partout dans certains sentiers. Mais il est capable de franchir plusieurs obstacles difficiles vu sa garde au sol impressionnante. Évidemment, si vos activités personnelles ou professionnelles se déroulent sur des terrains hors route, vous en appréciez les prouesses.

Consommation
S’il est possible de bien vivre avec un F-250 si l’on en respecte les dimensions, côté consommation, il faut s’attendre à avoir mal au portefeuille. En situations presque uniquement urbaines, j’ai obtenu une moyenne de 20,9 litres aux 100 km (alors que le compteur au tableau de bord indiquait 19,7). Bon, c’est près de la consommation que j’ai obtenu avec une berline Dodge Charger V8. Heureusement, le « petit V8 » fonctionne avec de l’essence régulière. Il y a un moteur diesel disponible avec les F-250, mais à un prix nettement plus élevé. 

Les prix du Ford F-250 Super Duty 2023

Une telle camionnette de base coûte un minimum de 67 029 $. Le F-250 que vous voyez ici avait pour 11 645 $ d’options, dont :

  • – L’ensemble STX à 5750 $
  • – L’ensemble FX4 hors route à 450 $
  • – Les marchepieds à 600 $
  • – Les prises électriques ProPower à 1300 $
  • – La lunette arrière à ouverture électrique à 550 $
  • – La surface intérieure gravée du panneau d’accès de la caisse pour mesurer à 400 $
  • – L’ensemble de remorquage à 1095 $
  • – L’escabeau escamotable arrière à 400 $
  • – Le revêtement intérieur de la caisse à 600 $
  • – Les doubles batteries à 300 $
  • – Le verre teinté pour l’arrière de la cabine

C’est sans compter la taxe fédérale d’accise pour le climatiseur de 100 $, en plus des 2296 $ pour le transport et la préparation. Le tout se traduit par une facture finale de 80 969 $… plus taxes. 

Un avantage du F-250, c’est qu’il n’est pas (nécessairement) sujet aux pesées obligatoires à certaines périodes de l’année. Il peut se classer comme véhicule personnel ou même récréatif. Mais, surtout, il peut mener une double vie, celle de véhicule de promenade ou celle de véhicule professionnel. Et, surtout, il affiche une allure plutôt robuste qui n’est pas désagréable à regarder.

On aime

  • – Sa polyvalence
  • – Moteur V8 de base puissant
  • – Intérieur vaste et accueillant

On aime moins

  • – Consommation (bien entendu)
  • – Encombrant en situation urbaine
  • – Suspension très ferme   

Contenu original de auto123.

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