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Le gouvernement veut se mêler du goût de la bière? Voici 5 choses à retenir

Le gouvernement veut se mêler du goût de la bière? Voici 5 choses à retenir
Image / Pixabay

Après la légalisation du cannabis, le gouvernement de Justin Trudeau s’est trouvé une autre belle grande priorité. Non, il n’est pas question ici d’une réplique du Canada aux tarifs américains sur l’acier et l’aluminium ou encore d’une stratégie pour résoudre le problème des migrants illégaux, mais plutôt – tenez-vous bien – de changements aux normes sur la bière.

Allez-donc vous en servir une froide avant de lire ce qui suit, car la bière telle qu’on la connaît actuellement pourrait avoir une allure, une saveur et même une définition différentes dans les années à venir.

Pour simplifier les choses, on vous résume le dossier en cinq points :

1. On est en 2018!
Les normes canadiennes sur la bière sont entrées en vigueur il y a plus de 30 ans. Les têtes pensantes à Ottawa proposent maintenant de les modifier et actualiser de façon importante. Avant d’aller plus loin avec cette idée, un processus de consultations publiques doit avoir lieu. C’est justement ce qui a été lancé en juin, mais la nouvelle est passée dans le beurre.

2. Une explosion du marché
De 62 en 1990, le nombre de brasseries au pays a explosé pour atteindre un peu plus de 750 en 2017. Durant la même période, le nombre de marques de bière s’est multiplié par 20 ou presque, passant de 400 environ à plus de 7 000 (dites-nous pas que vous les avez toutes essayées!). Y en a-t-il trop? Peut-être pas, mais le gouvernement est d’avis qu’il faut adapter les réglementations à cette nouvelle réalité.

Dans une entrevue à La Presse canadienne, Stephen Beaumont, coauteur de l’ouvrage « The World Atlas of Beer », a expliqué qu’un certain nombre de bières sur le marché aujourd'hui enfreignent les normes existantes, soit par leurs ingrédients ou leurs méthodes de fermentation.

3. Pourquoi se casser la tête?
Les responsables fédéraux croient qu’il n’est plus nécessaire que les produits créés et vendus au Canada aient l'arôme, le goût et les autres caractères « généralement attribués à la bière ». Pour ce qui est du système de classification des styles et des genres – ale, stout, porter, liqueur de malt, etc. – il serait aboli. En même temps, Ottawa voudrait simplifier le langage concernant l'usage d'additifs qui contribueraient à définir ce qu'est une bière.

Voilà qui ressemble pas mal plus à de la déréglementation qu’à une réglementation…

4. Des limites, quand même!
L’obésité est un réel problème de santé que les bedaines de bière incarnent en partie. Les amis de Justin proposent ainsi d'établir des limites non pas sur la quantité de bières qu’on peut vendre ou acheter en magasin et dans les bars (une telle prohibition apparaît impensable de nos jours), mais plutôt sur leur contenu… en sucre. Forcément, ça changerait le goût de la bière.

Par ailleurs, les brasseurs seraient autorisés à utiliser un plus grand éventail d'herbes et d'épices dans le processus de fabrication. En échange, ils auraient toutefois l’obligation d’énumérer chacun des ingrédients sur la cannette ou la bouteille.

5. Au fond, c’est une bonne chose?
Ça dépend pour qui. Chose certaine, lancer de nouveaux produits sera plus facile. « Nous n'allons pas exclure quoi que ce soit qui est actuellement défini comme une bière, mais cela fournira des paramètres aux brasseurs avec lesquels travailler », a déclaré à La Presse Canadienne le président de Bière Canada, Luke Harford, dont l’association représente 90 % de la bière fabriquée au pays.

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