Le dicton préféré de Denis Coderre est: «C'est pas en tirant sur une fleur qu'on la fait pousser, il faut l'arroser le sol» C'est en concordance avec ce dicton, que je vous présenterai certains des candidats à la résidence permanente canadienne, qui ont obtenu ce statut par le support de Denis Coderre, en complet déni des lois et des règles sécuritaires prévalant au Canada.
Septembre 2001; au onzième jour; l'invraisemblable survient dans la mégapole de New York: le World Trade Center croule sous ses cendres et les New Yorkais détalent de ses alentours à la recherche d'abris.
Les images qui demeureront gravées à jamais dans la mémoire collective sont celles de gens grisés par les poussières des cendres, aux regards épouvantés, bras brandis au ciel, et fuyant les lieux d'un évènement catastrophique, que l'on identifiera peu après comme une attaque ayant été perpétrée par des groupements terroristes, et par certains de leurs membres qui résidaient de manière permanente aux États-Unis et au Canada.
La survenance de ce malheur effroyable et brusque, et la conscientisation immédiate qu'il occasionna chez les occidentaux - relativement à l'existence d'une fatalité affectant désormais leur vie et étant due à l'importation de violences liées à des idéologies extrémistes - ont entraîné des répercussions mondiales sur les modes de gérance des migrations de personnes et de leur immigration vers l'Occident. Les gouvernements des pays frontaliers des États-Unis ont été immédiatement sollicités pour participer à des pourpalers aux fins d'établir, et de convenir d'un agencement des normes sécuritaires nationales d'évaluation et d'acceptation des candidats immigrants.
Au Canada, c'est dans ce contexte de perturbations internationales, qu'au mois de décembre 2001, le Parti Libéral du Canada a annoncé la nomination du député du comté de Bourassa aux fonctions de ministre de la Citoyenneté et Immigration; et c'est au mois de janvier 2002 que le député Denis Coderre a entamé sa gouverne de ce ministère.
D'emblée, à sa prise de fonction, le ministre Coderre a informé les directeurs régionaux du ministère qu'il entendait procéder à des réformes majeures des lois et règlements applicables en matière d'immigration, de manière à permettre au Canada de préserver sa souveraineté nationale, mais tout en favorisant la contribution canadienne aux efforts internationaux déployés pour l'établissement de normes sécuritaires plus efficaces.
En prenant cet engagement, le ministre Coderre s'attaquait en fait à l'une des plus importantes complexités contemporaines étant intrinsèquement associée à la direction du ministère de la Citoyenneté et Immigration et qui découle du caractère humanitaire qui anime ce ministère, car les conséquences découlant du foisonnement de divers groupements terroristes et extrémistes s'opposent de plus en plus à la légitimité et à la perpétuation de l'immigration humanitaire, ainsi qu'à l'assouplissement des règles sécuritaires qui accompagnent généralement de type d'immigration.
Faisant suite à son engagement, le ministre Coderre a tout de même tenu à rassurer les candidats immigrants en leur réaffirmant l'intention du gouvernement canadien à perpétuer la tradition humanitaire canadienne, mais par la voie de la modification de certaines des règles, ainsi que par le renforcement de l'application de certaines autres règles sécuritaires, de manière à doter les autorités canadiennes des moyens assurant un meilleur contrôle de l'authenticité des documents d'identification qui sont présentés par les demandeurs de statuts d'immigration au Canada.
La haute importance du contrôle de l'authenticité des documents d'identification, qui constituent en fait la base informative initiale de toutes les vérifications sécuritaires que sont appelées à faire les autorités canadiennes dans le processus d'immigration a incité le ministre Coderre à pourvoir le gouvernement canadien d'une agence supplémentaire de surveillance, l'Agence des services frontaliers du Canada, dont les représentants seraient désormais appelés à jouer un rôle de premier plan, par l'exercise rigoureux de nouveaux pouvoirs d'évaluation et de saisie de la documentation présentée lors de l'arrivée des candidats immigrants au canada.
En outre de la création de cette agence, le ministre Coderre a fait transmettre des directives à chacune des instances décisionnelles du ministère, et il a requis leur collaboration pour que celles-ci soient sensibilisées à la grande nécesité de renforcer l'exercise des pouvoirs que leur procuraient les lois et règlements en matières sécuritaire et d'immigration.
Les fonctionnaires, qui revendiquaient depuis longtemps l'aval politique qui les autoriserait à appliquer pleinement les mesures et pouvoirs déjà prévus par les lois et règlements, ont pris acte des directives du ministre avec un grand enthousiasme, mais aussi, avec une pointe fortement aiguisée de scepticisme, puisque le bilan qu'ils faisaient de leur expérience leur démontrait, que ce n'était pas l'existence de règles sécuritaires qui faisait défaut à un meilleur contrôle de l'immigration, mais bien plutôt la fluctuation de la volonté politique d'assurer l'applicabilité des lois et règlements déjà en vigueur, et étant d'ailleurs pleinement suffisants à assurer des contrôles sécuritaires efficaces.
Comme de juste, la synchronie de la gouverne qu'a exercé le ministre lors de son court passage au ministère, et, l'avènement de l'immigration d'un groupe important de ressortissants paskistanais au Canada, qui est dorénavant connue comme l'affaire des passeports pakistanais, aura effectivement servi à confirmer le scepticisme exprimé par les fonctionnaires du ministère.
Les différentes chroniques que je vous propose vous permettront de découvrir que les décisions prises à l'égard de cette affaire, ainsi qu'à l'égard des affaires qui y sont directement liées, ont eu pour effet de violer toutes les règles sécuritaires canadiennes, et de dérober aux différents intervenants agissant en matières de sécurité et dimmigration, la prégorative de l'exercise des pouvoirs leurs étant pourtant attribués par les lois et les règlements.
Cette affaire des passeports pakistanais, qui est pour le moins scandaleuse, et, qui continue aujourd'hui de compromettre la légitimité de l'immigration humanitaire au Canada, ne sera cependant relatée qu'à la dernière des chroniques, non pas dans le but de maintenir le lecteur en haleine, mais car ce sont ses particularités qui permettent de relier chacune des autres affaires, révélant finalement une méthode réccurente dans la gouverne exercée par le ministre Coderre.
Incidemment, ces chroniques dévoilent, par les spécificités de chacune des affaires qu'elles rapportent, certaines des faiblesses du système canadien d'immigration, ainsi que la subordination des lois qui régissent ce système, à une gouverne politique exercée de manières individualiste, capricieuse et électoraliste, tout en faisant un bilan inquiéttant du laxisme qui caractérise le fonctionnement du système.
Depuis la survenance de chacune de ces affaires, rares sont les politiciens ou les juristes, et, nul sont les fonctionnaires et autres intervenants du domaine de l'immigration, qui ont osé révéler publiquement la situation. Presque tous abusent et s'empêtrent dans un profond silence, soit par peur de se désservir, ou craignant avoir à subir des représailles.
Par la citation suivante: «L'homme peut s'autoriser à dénoncer l'injustice totale du monde et revendiquer alors une justice totale», l'écrivain français Albert Camus nous a enseigné à reconnaître la légitimité d'une revendication de la justice, que lorsque celle-ci était précédée d'une dénonciation de l'injustice. Pareillement, je crois avec conviction que dans une époque ou l'immigration s'impose de plus en plus comme un droit pou les populations qui sont persécutées par les faits de gouvernement légitimes, ou par ceux de groupements illégitimes, il apparaît incontestablement nécessaire qu'une telle révélation soit faite, puisque sans elle, la réforme de la gérance de l'immigration, qui est essentielle à la perpétuation et au respect de la légitimité de l'immigration humanitaire, ne pourrait pas être amorcée.
La première chronique portera sur l'intérêt du ministre Coderre pour les candidatures des employés de l'industrie sexuelle. Soyez-y!